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photo couleur, homme chauve avec des lunettes buvan tune bière

© Donigan Cumming, My Dinner with Weegee, 2001

L’oeil indomptable

Programmation en ligne

7 mai - 31 août 2020
Vithèque

Gratuit



Ce programme présente quelques-unes des stratégies avec lesquelles Donigan Cumming mine le documentaire de l’intérieur : radicalisme des situations filmées, mise en scène affirmée, direction d’acteurs à l’écran, autofilmage et référence explicite à des procédés cinématographiques.

Dans My Dinner with Weegee, un mi-septuagénaire, Marty, raconte sa vie à New York comme jeune syndicaliste catholique et comme pacifiste et ressasse ses rencontres avec plusieurs artistes et activistes. À la lumière des propos que lui lance le vieil homme, Cumming se rappelle son propre radicalisme. Le documentaire est formé de scènes saisissantes où l’artiste présente crûment les différentes facettes de Marty, par moment orateur brillant et à d’autres alcoolique désœuvré. L’artiste traite ici le temps de façon non linéaire de manière à faire exister ces états presque simultanément. On passe ainsi abruptement de l’intellectuel à l’homme malade et inversement, cette proximité dans le montage faisant ressortir le contraste flagrant entre ces conditions. Marty semble ainsi condamné à cette boucle inexorable et mortelle.

Cumming défie également les conventions du cinéma documentaire par l’utilisation de répétitions et de la distanciation du son et de l’image dans l’œuvre Wrap où le personnage, Gordie, raconte l’histoire d’une agression. Deux enregistrements sonores se succèdent. Dans le premier, qui est en synchronie avec l’image, le protagoniste simule de manière convaincante un bégaiement. Ce dernier agit comme une représentation audio des problèmes techniques du second enregistrement, un fichier numérique dégradé tiré de la vidéo Voix : off qui met également Gordie en scène.

Dans Abri (Shelter), l’artiste expose les relations de pouvoir qui se jouent entre l’observateur et l’observé dans la représentation documentaire conventionnelle des défavorisés. L’œuvre montre une mystérieuse rencontre entre Cumming et un homme blessé et réfugié dans un abribus. L’artiste s’informe de l’état de l’homme, mais se désintéresse rapidement de l’histoire racontée par ce dernier. Dans les trois minutes que dure la vidéo, le discours de Cumming passe de l’empathie à la moquerie et au non-sens. Après avoir capté le son nécessaire à son œuvre, l’artiste quitte la scène sans regarder derrière lui.

Le programme se clôt par Les sept merveilles du monde l’œuvre la plus récente de Cumming qui est élaborée à partir d’une compilation d’observations, de rencontres et de moments volés. L’artiste combine ici prise de vue réelle, dessin et animation, et utilise la surimpression et le ralenti dans un montage expressif. Ce collage documentaire agit comme une protestation absurde, mais néanmoins passionnée, contre la maladie et la mort.

 

Accédez au programme sur Vithèque [+]

PROGRAMME (62 min)
My Dinner with Weegee, 2001, 36 min 26 s
Wrap, 2000, 3 min 30 s
Shelter, 1999, 3 min 22 s
The Seven Wonders of the World, 2018, 18 min 59 s

Extrait de My Dinner with Weegee :

 

Ce programme accompagne le lancement de Corps-à-corps : l’œuvre de Donigan Cumming, première parution d’une nouvelle série de publications et de coffrets numériques éditée par Vidéographe. Réunissant les 26 vidéos de Donigan Cumming produites à ce jour, ainsi que des images de ses installations, photographies, dessins et collages, cette publication privilégie une approche interdisciplinaire afin de faire apparaître les liens unissant les différents corpus de l’artiste. Elle comprend notamment des essais de Zoë Tousignant et Fabrice Montal qui examinent son œuvre sous les angles de l’histoire de l’art et du cinéma ; une entrevue audio avec l’artiste menée par Jean Perret ; et des œuvres sonores.

Les textes et documents sélectionnés permettent de saisir la ferveur créative de Cumming, sa volonté de toujours déstabiliser et de puiser sans répit aux marges de la société, du regardable et de ses propres œuvres.

 

Lien vers la publication [+]

 

La production de cette publication est rendue possible grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec.

 

 

photo couleur, homme chauve avec des lunettes buvan tune bière

© Donigan Cumming, My Dinner with Weegee, 2001

L’oeil indomptable

Programmation en ligne

7 mai - 31 août 2020
Vithèque

Gratuit



Ce programme présente quelques-unes des stratégies avec lesquelles Donigan Cumming mine le documentaire de l’intérieur : radicalisme des situations filmées, mise en scène affirmée, direction d’acteurs à l’écran, autofilmage et référence explicite à des procédés cinématographiques.

Dans My Dinner with Weegee, un mi-septuagénaire, Marty, raconte sa vie à New York comme jeune syndicaliste catholique et comme pacifiste et ressasse ses rencontres avec plusieurs artistes et activistes. À la lumière des propos que lui lance le vieil homme, Cumming se rappelle son propre radicalisme. Le documentaire est formé de scènes saisissantes où l’artiste présente crûment les différentes facettes de Marty, par moment orateur brillant et à d’autres alcoolique désœuvré. L’artiste traite ici le temps de façon non linéaire de manière à faire exister ces états presque simultanément. On passe ainsi abruptement de l’intellectuel à l’homme malade et inversement, cette proximité dans le montage faisant ressortir le contraste flagrant entre ces conditions. Marty semble ainsi condamné à cette boucle inexorable et mortelle.

Cumming défie également les conventions du cinéma documentaire par l’utilisation de répétitions et de la distanciation du son et de l’image dans l’œuvre Wrap où le personnage, Gordie, raconte l’histoire d’une agression. Deux enregistrements sonores se succèdent. Dans le premier, qui est en synchronie avec l’image, le protagoniste simule de manière convaincante un bégaiement. Ce dernier agit comme une représentation audio des problèmes techniques du second enregistrement, un fichier numérique dégradé tiré de la vidéo Voix : off qui met également Gordie en scène.

Dans Abri (Shelter), l’artiste expose les relations de pouvoir qui se jouent entre l’observateur et l’observé dans la représentation documentaire conventionnelle des défavorisés. L’œuvre montre une mystérieuse rencontre entre Cumming et un homme blessé et réfugié dans un abribus. L’artiste s’informe de l’état de l’homme, mais se désintéresse rapidement de l’histoire racontée par ce dernier. Dans les trois minutes que dure la vidéo, le discours de Cumming passe de l’empathie à la moquerie et au non-sens. Après avoir capté le son nécessaire à son œuvre, l’artiste quitte la scène sans regarder derrière lui.

Le programme se clôt par Les sept merveilles du monde l’œuvre la plus récente de Cumming qui est élaborée à partir d’une compilation d’observations, de rencontres et de moments volés. L’artiste combine ici prise de vue réelle, dessin et animation, et utilise la surimpression et le ralenti dans un montage expressif. Ce collage documentaire agit comme une protestation absurde, mais néanmoins passionnée, contre la maladie et la mort.

 

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PROGRAMME (62 min)
My Dinner with Weegee, 2001, 36 min 26 s
Wrap, 2000, 3 min 30 s
Shelter, 1999, 3 min 22 s
The Seven Wonders of the World, 2018, 18 min 59 s

Extrait de My Dinner with Weegee :

 

Ce programme accompagne le lancement de Corps-à-corps : l’œuvre de Donigan Cumming, première parution d’une nouvelle série de publications et de coffrets numériques éditée par Vidéographe. Réunissant les 26 vidéos de Donigan Cumming produites à ce jour, ainsi que des images de ses installations, photographies, dessins et collages, cette publication privilégie une approche interdisciplinaire afin de faire apparaître les liens unissant les différents corpus de l’artiste. Elle comprend notamment des essais de Zoë Tousignant et Fabrice Montal qui examinent son œuvre sous les angles de l’histoire de l’art et du cinéma ; une entrevue audio avec l’artiste menée par Jean Perret ; et des œuvres sonores.

Les textes et documents sélectionnés permettent de saisir la ferveur créative de Cumming, sa volonté de toujours déstabiliser et de puiser sans répit aux marges de la société, du regardable et de ses propres œuvres.

 

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La production de cette publication est rendue possible grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec.

 

 

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© Donigan Cumming, My Dinner with Weegee, 2001

L’oeil indomptable

Programmation en ligne

7 mai - 31 août 2020
Vithèque

Gratuit



Ce programme présente quelques-unes des stratégies avec lesquelles Donigan Cumming mine le documentaire de l’intérieur : radicalisme des situations filmées, mise en scène affirmée, direction d’acteurs à l’écran, autofilmage et référence explicite à des procédés cinématographiques.

Dans My Dinner with Weegee, un mi-septuagénaire, Marty, raconte sa vie à New York comme jeune syndicaliste catholique et comme pacifiste et ressasse ses rencontres avec plusieurs artistes et activistes. À la lumière des propos que lui lance le vieil homme, Cumming se rappelle son propre radicalisme. Le documentaire est formé de scènes saisissantes où l’artiste présente crûment les différentes facettes de Marty, par moment orateur brillant et à d’autres alcoolique désœuvré. L’artiste traite ici le temps de façon non linéaire de manière à faire exister ces états presque simultanément. On passe ainsi abruptement de l’intellectuel à l’homme malade et inversement, cette proximité dans le montage faisant ressortir le contraste flagrant entre ces conditions. Marty semble ainsi condamné à cette boucle inexorable et mortelle.

Cumming défie également les conventions du cinéma documentaire par l’utilisation de répétitions et de la distanciation du son et de l’image dans l’œuvre Wrap où le personnage, Gordie, raconte l’histoire d’une agression. Deux enregistrements sonores se succèdent. Dans le premier, qui est en synchronie avec l’image, le protagoniste simule de manière convaincante un bégaiement. Ce dernier agit comme une représentation audio des problèmes techniques du second enregistrement, un fichier numérique dégradé tiré de la vidéo Voix : off qui met également Gordie en scène.

Dans Abri (Shelter), l’artiste expose les relations de pouvoir qui se jouent entre l’observateur et l’observé dans la représentation documentaire conventionnelle des défavorisés. L’œuvre montre une mystérieuse rencontre entre Cumming et un homme blessé et réfugié dans un abribus. L’artiste s’informe de l’état de l’homme, mais se désintéresse rapidement de l’histoire racontée par ce dernier. Dans les trois minutes que dure la vidéo, le discours de Cumming passe de l’empathie à la moquerie et au non-sens. Après avoir capté le son nécessaire à son œuvre, l’artiste quitte la scène sans regarder derrière lui.

Le programme se clôt par Les sept merveilles du monde l’œuvre la plus récente de Cumming qui est élaborée à partir d’une compilation d’observations, de rencontres et de moments volés. L’artiste combine ici prise de vue réelle, dessin et animation, et utilise la surimpression et le ralenti dans un montage expressif. Ce collage documentaire agit comme une protestation absurde, mais néanmoins passionnée, contre la maladie et la mort.

 

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PROGRAMME (62 min)
My Dinner with Weegee, 2001, 36 min 26 s
Wrap, 2000, 3 min 30 s
Shelter, 1999, 3 min 22 s
The Seven Wonders of the World, 2018, 18 min 59 s

Extrait de My Dinner with Weegee :

 

Ce programme accompagne le lancement de Corps-à-corps : l’œuvre de Donigan Cumming, première parution d’une nouvelle série de publications et de coffrets numériques éditée par Vidéographe. Réunissant les 26 vidéos de Donigan Cumming produites à ce jour, ainsi que des images de ses installations, photographies, dessins et collages, cette publication privilégie une approche interdisciplinaire afin de faire apparaître les liens unissant les différents corpus de l’artiste. Elle comprend notamment des essais de Zoë Tousignant et Fabrice Montal qui examinent son œuvre sous les angles de l’histoire de l’art et du cinéma ; une entrevue audio avec l’artiste menée par Jean Perret ; et des œuvres sonores.

Les textes et documents sélectionnés permettent de saisir la ferveur créative de Cumming, sa volonté de toujours déstabiliser et de puiser sans répit aux marges de la société, du regardable et de ses propres œuvres.

 

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La production de cette publication est rendue possible grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec.