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© Hillside Projects, Searching for the European Roller, 2017

dv_vd : Vidéographe x Dazibao x Filmform
Traces et territoires et Animal Love

Programmation en ligne

22 et 29 avril 2021 à 19h

Facebook live stream et YouTube

Gratuit



Dans le cadre de la série dv_vd, Vidéographe et Dazibao sont heureux de consacrer deux soirées de diffusion en ligne à Filmform, sous l’égide de Karine Boulanger (Vidéographe), Anna-Karin Larsson et Andreas Bertman (Filmform). Dans Conversation Between Collections, Vidéographe et Filmform proposent un commissariat croisé de leur collection respective, au travers de deux programmes vidéo inédits, Animal Love et Traces et territoires.

Né d’une rencontre des deux équipes à Stockholm en 2018, lors de laquelle la similarité des organismes s’est imposée, ce programme marque une première collaboration entre Filmform (Stockholm) et Vidéographe (Montréal). Fondé en 1950, Filmform distribue et conserve une riche collection de cinéma expérimental international des années 1920 à aujourd’hui. À 50 ans, Vidéographe continue d’étoffer un catalogue de distribution de plus de 2 300 titres québécois et internationaux des années 1970 à nos jours. Signe des temps sans doute, les deux programmes présentés ici regroupent des œuvres récentes tirées des deux collections autour de deux thèmes complémentaires :Animal Love, préparé par Andreas Bertman et Anna-Karin Larsson, et Traces et territoires, préparé par Karine Boulanger

 

PROGRAMME pt. 1 – Traces and Territories

  • Håkan Dahlström, The Monument, 17 min 15 s, 2014 (Suède)
  • Ulrika Sparre, Ear to the Ground (Wandering Rocks), 9 min 04 s, 2020 (Suède)
  • Macha Ovtchinnikova, Stigmates de la terre, 10 min 57 s, 2020 (France-Russie)
  • Félix Lamarche, Terres fantômes, 18 min 38 s, 2019 (Québec)
  • Sophie Vuković, Untitled Abisko, 19 min 15 s, 2020 (Suède)
  • Liselotte Wajstedt, Faces, 3 min 29 s,  2008, (Suède)

 

► Télécharger le programme de Traces and Territories

 

BIOGRAPHIES

Håkan Dahlström

Né en Suède en 1952, Håkan Dahlström a passé son enfance à Málaga (Espagne), où il a étudié à l’école d’art de Picasso pendant dix ans. Durant sa jeunesse il a beaucoup voyagé avec ses parents, l’écrivain Sture Dahlström et la peintre Anna-Stina Ehrenfeldt.

Ayant vécu pendant un an dans le désert de l’Arizona avec sa famille, il y est retourné des années plus tard, en 1974, pour tourner Mirror Movement sur pellicule 16 mm.

Depuis ses débuts, sa compréhension de la nature et du cosmos constitue un élément clé de son œuvre, où figurent ses observations botaniques et fauniques.

C’est en trouvant la caméra de son père à l’âge de 14 ans qu’il a commencé sa carrière de cinéaste, remportant en 1967 la médaille d’or au 5e Concours international des jeunes cinéastes de l’UNESCO (Paris). Les années suivantes l’ont amené en Californie, à San Francisco, où il a vécu et travaillé aux côtés d’autres artistes d’avant-garde et a participé au mouvement du cinéma underground, montrant ses œuvres notamment au Berkeley Film Archives. De retour en Suède, il a remporté plusieurs prix remis par la télévision suédoise entre 1967 et 1969. Son travail a été présenté dans des cinémathèques et des centres d’art en Scandinavie, à Paris et à Londres, en plus d’être diffusé à la télévision.

Aujourd’hui, il continue de filmer en format vidéo, utilisant divers médias ainsi que des moyens de réaliser une interaction entre le film, la photographie et le travail en trois dimensions.

 

Ulrika Sparre

Née en 1974, Ulrika Sparre vit et travaille à Stockholm (Suède). Sa pratique artistique se fonde sur plusieurs médias et formats, tels que l’installation, la sculpture, la photographie, la performance cinématographique et l’art sonore.

Récemment, Sparre a exposé à la Färgfabriken, au Musée d’art de Reykjavik, à ARTIPELAG, au Varbergs konsthall, à la Steen Projects Gallery et à la Fondation Index, en plus de réaliser plusieurs projets destinés à l’espace public. Elle a étudié au Konstfack (Collège universitaire des arts, de l’artisanat et du design) de Stockholm ainsi qu’à la Gerrit Rietveld Academie d’Amsterdam.

 

Macha Ovtchinnikova

Macha Ovtchinnikova est une réalisatrice et chercheuse française d’origine russe. Docteure en études cinématographiques, elle écrit sur le cinéma et l’art contemporain, et enseigne l’esthétique et la pratique du cinéma et de l’art vidéo à l’université. Elle a réalisé Les Variations, un long métrage de fiction sorti en salle en 2014; l’essai documentaire Défaite et victoire du corps en 2018; et      Stigmates de la terre en 2020. Elle développe actuellement son prochain film documentaire      Chroniques d’une décennie, produit par Les Docs du Nord.

 

Félix Lamarche

Diplômé de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en cinéma, Félix Lamarche s’intéresse à la fois aux formes novatrices et traditionnelles que peut prendre l’art cinématographique. Il explore présentement les possibilités de la pratique documentaire, de son influence sur notre perception du monde, du visible et de l’invisible. Il essaie par ailleurs d’élaborer un espace de création non-hiérarchique et une éthique du dialogue entre le film et le public. Il travaille présentement sur un premier long-métrage documentaire.

 

Sophie Vuković

Sophie Vuković est une artiste et une cinéaste établie à Stockholm (Suède). Sa pratique se situe au croisement du documentaire et de la fiction et s’intéresse notamment à la migration et à la construction de l’identité et de l’intimité. Ses films réfléchissent à la façon dont les structures sociales et politiques influencent et façonnent les relations et les expériences personnelles.

Son court métrage 09:55-11:05, Ingrid Ekman (2015) a remporté de nombreux prix dans des festivals de films à travers le monde. Sous forme de documentaire hybride, son premier long métrage, Shapeshifters (2017), a exploré des questions de migration et d’appartenance par-delà les notions de frontières nationales. Le film a reçu plusieurs mises en nomination et a été salué par la critique lors de sa sortie en Suède à l’automne 2017. Ses films ont été présentés dans des festivals de films, à la télévision et dans les cinémas ainsi que dans des expositions d’art, notamment au Barbican Center et au Moderna Museet de Stockholm, où elle était l’une des artistes participant à l’exposition Moderna 2018. L’installation cinématographique Mother’s Milk (2019) constitue son travail de thèse de l’École royale des beaux-arts, pour lequel elle a reçu la bourse Bonniers. 

 

Liselotte Wajstedt

Établie à Stockholm (Suède) et originaire de Kiruna (Suède), Liselotte Wajstedt est une artiste multimédia samie dont le travail englobe le film et la vidéo, le collage, la peinture, la photographie, la sculpture, les arts textiles et l’installation. Ses œuvres d’images en mouvement incluent plus de deux douzaines de courts et de longs métrages expérimentaux. Sous forme de documentaires hybrides, de médias expérimentaux, de vidéoclips, de danse et de films de fiction, Wajstedt mobilise de nombreux styles et techniques, parmi lesquels l’animation traditionnelle, en pâte à modeler (claymation) et en volume (stop motion) et la surimpression, qu’elle met au service de sa politique et de son esthétique personnelle.

De nombreux films de Wajstedt engagent explicitement ou implicitement des postures subjectives multiples et hybrides, notamment A Sami in the City (2007), Sami Daughter Joik (2008), A Soul in a City (2011), Kiruna Space Road (2013), The Lost One (2014), Kiruna the drift block et Bromsgatan, Kvarteret Ortdrivaren et The Girl Kiruna (2020). Wajstedt a étudié la peinture et les arts libres avant de se spécialiser dans l’art vidéo et dans l’animation et la réalisation de films expérimentaux, avec un accent mis sur la narration documentaire et la scénarisation. Depuis 2010, elle possède un baccalauréat en expression des médias convergents de l’Université de Gotland.

 


 

PROGRAMME pt. 2 – Animal Love

  • Marte Aas, What I Miss About People, and What I Don’t Miss About People, 10 min 51 s, 2017 (Norvège)
  • Ilona Huss Walin, What If I Was A Rat, 7 min 48 s, 2002 (Suède)
  • Joanna Rytel, Monkey Performance, 2 min 30 s, 2002 (Suède)
  • Frédéric Moffet, The Magic Hedge, 9 min, 2016 (Canada)
  • Lova Hamilton, The Kiss, 2 min, 1994 (Suède)
  • Rachel Echenberg, Blanket: Pigeons, 3 min, 2004 (Canada)
  • Hillside Projects, Searching for the European Roller, 16 min 36 s, 2017 (Suède)
  • Elisa Gleize, Mex and the animals, 8 min 22 s, 2020 (Suisse)

 

► Télécharger le programme de Animal Love

 

BIOGRAPHIES

Marte Aas

Marte Aas, née en 1966 en Norvège, est une photographe et réalisatrice établie à Oslo (Norvège). Elle s’intéresse principalement à l’intersection de l’histoire, de la technologie, du paysage et de la culture contemporaine des images. Son travail explore les structures et les gestes impliqués dans la formation de différents récits politiques et idéologiques. Ces sujets d’intérêt se manifestent dans son œuvre dans des récits non linéaires et stratifiés qui prennent la forme de films, de photographies et d’installations.

Ses œuvres ont souvent pour point de départ une histoire issue du monde contemporain ou historique, laquelle est abordée à travers la recherche de différents formats et médias, bien qu’ancrée dans une pratique photographique. Les aspects matériels de la photographie, sa fonction de représentation et le lien entre le signe et le signifiant sont donc des éléments que son art aborde et étudie.

Aas a fait ses études à l’École de photographie de l’Université de Göteborg et à l’Académie nationale des beaux-arts d’Oslo. Ses films et ses œuvres d’art ont été présentés dans des festivals de films et dans des centres d’exposition tels que le Film Society of Lincoln Center et l’Anthology Film Archive de New York, l’European Media Art Festival (Osnabrück), le Musée national des arts d’Oslo, le Henie Onstad Kunstsenter et le Kunstnernes Hus d’Oslo, le Kiasma d’Helsinki et le Fotografisk Center de Copenhague.

 

Ilona Huss Walin

Artiste suédoise née en 1967 et établie à Göteborg (Suède), Ilona Huss Walin a étudié à l’Académie des beaux-arts de Bergen et de Göteborg ainsi qu’à la Gerlesborgsskolan de Stockholm. Son art s’est orienté progressivement vers la vidéo conceptuelle, repensant le jeu d’acteurs et l’installation à travers des méthodes de conception novatrices. Les œuvres d’Huss Walin cherchent à ouvrir des pistes de réflexion et d’interprétation nouvelles pour permettre à l’observateur de découvrir l’inattendu. Son travail explore les possibilités de la vidéo en tant que médium agissant en tant que phénomène opérant des mouvements dans la pièce, faisant partie d’installations spatiales ou combinant des éléments de langage avec des situations scénographiées.

 

Joanna Rytel

Née en 1974, Joanna Rytel vit et travaille à Stockholm, en Suède. Elle est diplômée du Collège universitaire des arts et du design de Stockholm depuis 2004. Elle a développé une œuvre complexe centrée sur les questions sensibles de notre temps en matière de genre, de pouvoir et d’identité. Elle aborde ces questions avec une grande intégrité et n’hésite pas à mettre en jeu la sphère du personnel afin de rendre son discours accessible à un public non spécialisé. Le contenu controversé      de ses sujets ne signifie pas pour autant que Rytel les aborde dans un esprit politiquement correct. Loin de là, elle rejette ce ton et vise plutôt à priver les téléspectateurs de leur rôle passif, cherchant à amplifier leur réaction et à les inciter à prendre part au débat.

 

Frédéric Moffet

Frédéric Moffet est un artiste multidisciplinaire, un professeur, un monteur vidéo et un travailleur culturel. Il vit entre Montréal et Chicago. Son œuvre, maintes fois récompensée, explore le territoire insaisissable qui sépare l’histoire, l’expérience vécue et le fantasme. Ses bandes vidéo les plus récentes sont Hard Fat (2002), Jean Genet in Chicago (2006), Postface (2011) et, bientôt, The Faithful. Son travail a été diffusé dans divers festivals, universités et galeries à travers le monde, notamment Rotterdam Film Festival, Whitechapel Art Gallery (London), Walker Art Center (Minneapolis), Museum of Contemporary Art (Chicago), PPOW Gallery (New York), Biennial of Moving Images (Geneva), Pleasure Dome (Toronto), Other Cinema (San Francisco), Kassel Documentary Film Festival, Microwave (Hong Kong) and Taipei Golden Horse Film Festival.

 

Lova Hamilton

Née en 1968 à Stockholm, en Suède, Lova Hamilton a été formée au Collège royal des beaux-arts de Stockholm. Établie en Suède, elle travaille avec une variété de médias mixtes.

 

Rachel Echenberg

Rachel Echenberg (Montréal, Québec) est une artiste visuelle travaillant surtout en performance, en vidéo et en sculpture. Son intérêt soutenu pour les possibilités d’une empathie active a généré des œuvres qui mettent l’accent sur les rapports vulnérables, intimes et incontrôlables. Depuis 1992, le travail de Rachel Echenberg a été exposé, performé et visionné à travers le Canada de même qu’à l’international, soit en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, au Chili, aux États-Unis, en France, en Irlande du Nord, en Israël, en Italie, au Japon, au Liban, au Maroc, en Pologne, au Portugal, en République tchèque et en Suisse. Echenberg détient un baccaluréat en arts visuels du Nova Scotia College of Art and Design (NSCAD) à Halifax, Canada (1993) et une maîtrise en performance visuelle, du Dartington College of Arts en Grande-Bretagne (2004). Rachel Echenberg enseigne au Département des arts plastiques à Collège Dawson, Montréal.

 

Hillside Projects

Hillside Projects est un collectif de recherche et de création formé en 2011 par Emily Mennerdahl et Jonas Böttern et basé à Stockholm. Hillside Projects travaille de manière interdisciplinaire, en essayant toujours de déconstruire et de réexaminer les faits et les connaissances en mettant l’accent sur la dualité nature/culture. Le collectif réfléchit aux méthodes de collecte, d’organisation, de comparaison et de présentation de l’information et de la recherche. Les stratégies performatives, la narration, la collaboration et la recherche artistique sont des éléments importants de leur pratique commune. Leurs projets prennent la forme de dessins, de photographies, de performances, de conférences, d’installations et de vidéos. Hillside Projects maintient un dialogue avec des penseurs et professionnels de divers domaines. Hillside Projects est membre de galleri ID: I à Stockholm. Qui décide de ce qu’il faut dire? Et de comment il faut le dire?

 

Elisa Gleize

Elisa Gleize est une artiste originaire de suisse née en 1995. Elle est d’abord formée en tant que graphiste avant d’être diplômée en Arts Visuels de la Haute École d’Art et Design de Genève en 2019, où elle se spécialise dans la vidéo de fiction-documentaire.

Gleize termine présentement un DESS en Arts, création et technologies à l’Université de Montréal. Ses médiums sont l’écriture, l’installation, la vidéo et l’appropriation de plateformes virtuelles et de jeux vidéo. Le corps, les concepts biotechnologiques, l’identité humaine et animale et son devenir ainsi que ses représentations dans la sphère cybernétique sont ses principales thématiques. Elle sonde notamment cette idée de “zone grise“ permise par ces espaces qui invitent à activer une pensée au-delà des normes. Plus récemment, elle se penche sur les « cyber-sexualités » ou au processus visant à rendre certains groupes invisibles, équipés de leurs caméras ou de leurs ordinateurs. Gleize articule le plus souvent ses sujets à travers des récits info-fictifs qui proposent un futur teinté d’enjeux actuels, sur fond sensible et parfois sarcastique.

 

 

Filmform est une fondation suédoise dédiée à la promotion, la distribution et la préservation du film d’art suédois et de la vidéo expérimentale.

 

► En direct sur la page Facebook de Dazibao et la chaîne YouTube de Vidéographe

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image couleur, homme blong tenant la revue Nature dans ses mains

© Hillside Projects, Searching for the European Roller, 2017

dv_vd : Vidéographe x Dazibao x Filmform
Traces et territoires et Animal Love

Programmation en ligne

22 et 29 avril 2021 à 19h

Facebook live stream et YouTube

Gratuit



Dans le cadre de la série dv_vd, Vidéographe et Dazibao sont heureux de consacrer deux soirées de diffusion en ligne à Filmform, sous l’égide de Karine Boulanger (Vidéographe), Anna-Karin Larsson et Andreas Bertman (Filmform). Dans Conversation Between Collections, Vidéographe et Filmform proposent un commissariat croisé de leur collection respective, au travers de deux programmes vidéo inédits, Animal Love et Traces et territoires.

Né d’une rencontre des deux équipes à Stockholm en 2018, lors de laquelle la similarité des organismes s’est imposée, ce programme marque une première collaboration entre Filmform (Stockholm) et Vidéographe (Montréal). Fondé en 1950, Filmform distribue et conserve une riche collection de cinéma expérimental international des années 1920 à aujourd’hui. À 50 ans, Vidéographe continue d’étoffer un catalogue de distribution de plus de 2 300 titres québécois et internationaux des années 1970 à nos jours. Signe des temps sans doute, les deux programmes présentés ici regroupent des œuvres récentes tirées des deux collections autour de deux thèmes complémentaires :Animal Love, préparé par Andreas Bertman et Anna-Karin Larsson, et Traces et territoires, préparé par Karine Boulanger

 

PROGRAMME pt. 1 – Traces and Territories

  • Håkan Dahlström, The Monument, 17 min 15 s, 2014 (Suède)
  • Ulrika Sparre, Ear to the Ground (Wandering Rocks), 9 min 04 s, 2020 (Suède)
  • Macha Ovtchinnikova, Stigmates de la terre, 10 min 57 s, 2020 (France-Russie)
  • Félix Lamarche, Terres fantômes, 18 min 38 s, 2019 (Québec)
  • Sophie Vuković, Untitled Abisko, 19 min 15 s, 2020 (Suède)
  • Liselotte Wajstedt, Faces, 3 min 29 s,  2008, (Suède)

 

► Télécharger le programme de Traces and Territories

 

BIOGRAPHIES

Håkan Dahlström

Né en Suède en 1952, Håkan Dahlström a passé son enfance à Málaga (Espagne), où il a étudié à l’école d’art de Picasso pendant dix ans. Durant sa jeunesse il a beaucoup voyagé avec ses parents, l’écrivain Sture Dahlström et la peintre Anna-Stina Ehrenfeldt.

Ayant vécu pendant un an dans le désert de l’Arizona avec sa famille, il y est retourné des années plus tard, en 1974, pour tourner Mirror Movement sur pellicule 16 mm.

Depuis ses débuts, sa compréhension de la nature et du cosmos constitue un élément clé de son œuvre, où figurent ses observations botaniques et fauniques.

C’est en trouvant la caméra de son père à l’âge de 14 ans qu’il a commencé sa carrière de cinéaste, remportant en 1967 la médaille d’or au 5e Concours international des jeunes cinéastes de l’UNESCO (Paris). Les années suivantes l’ont amené en Californie, à San Francisco, où il a vécu et travaillé aux côtés d’autres artistes d’avant-garde et a participé au mouvement du cinéma underground, montrant ses œuvres notamment au Berkeley Film Archives. De retour en Suède, il a remporté plusieurs prix remis par la télévision suédoise entre 1967 et 1969. Son travail a été présenté dans des cinémathèques et des centres d’art en Scandinavie, à Paris et à Londres, en plus d’être diffusé à la télévision.

Aujourd’hui, il continue de filmer en format vidéo, utilisant divers médias ainsi que des moyens de réaliser une interaction entre le film, la photographie et le travail en trois dimensions.

 

Ulrika Sparre

Née en 1974, Ulrika Sparre vit et travaille à Stockholm (Suède). Sa pratique artistique se fonde sur plusieurs médias et formats, tels que l’installation, la sculpture, la photographie, la performance cinématographique et l’art sonore.

Récemment, Sparre a exposé à la Färgfabriken, au Musée d’art de Reykjavik, à ARTIPELAG, au Varbergs konsthall, à la Steen Projects Gallery et à la Fondation Index, en plus de réaliser plusieurs projets destinés à l’espace public. Elle a étudié au Konstfack (Collège universitaire des arts, de l’artisanat et du design) de Stockholm ainsi qu’à la Gerrit Rietveld Academie d’Amsterdam.

 

Macha Ovtchinnikova

Macha Ovtchinnikova est une réalisatrice et chercheuse française d’origine russe. Docteure en études cinématographiques, elle écrit sur le cinéma et l’art contemporain, et enseigne l’esthétique et la pratique du cinéma et de l’art vidéo à l’université. Elle a réalisé Les Variations, un long métrage de fiction sorti en salle en 2014; l’essai documentaire Défaite et victoire du corps en 2018; et      Stigmates de la terre en 2020. Elle développe actuellement son prochain film documentaire      Chroniques d’une décennie, produit par Les Docs du Nord.

 

Félix Lamarche

Diplômé de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en cinéma, Félix Lamarche s’intéresse à la fois aux formes novatrices et traditionnelles que peut prendre l’art cinématographique. Il explore présentement les possibilités de la pratique documentaire, de son influence sur notre perception du monde, du visible et de l’invisible. Il essaie par ailleurs d’élaborer un espace de création non-hiérarchique et une éthique du dialogue entre le film et le public. Il travaille présentement sur un premier long-métrage documentaire.

 

Sophie Vuković

Sophie Vuković est une artiste et une cinéaste établie à Stockholm (Suède). Sa pratique se situe au croisement du documentaire et de la fiction et s’intéresse notamment à la migration et à la construction de l’identité et de l’intimité. Ses films réfléchissent à la façon dont les structures sociales et politiques influencent et façonnent les relations et les expériences personnelles.

Son court métrage 09:55-11:05, Ingrid Ekman (2015) a remporté de nombreux prix dans des festivals de films à travers le monde. Sous forme de documentaire hybride, son premier long métrage, Shapeshifters (2017), a exploré des questions de migration et d’appartenance par-delà les notions de frontières nationales. Le film a reçu plusieurs mises en nomination et a été salué par la critique lors de sa sortie en Suède à l’automne 2017. Ses films ont été présentés dans des festivals de films, à la télévision et dans les cinémas ainsi que dans des expositions d’art, notamment au Barbican Center et au Moderna Museet de Stockholm, où elle était l’une des artistes participant à l’exposition Moderna 2018. L’installation cinématographique Mother’s Milk (2019) constitue son travail de thèse de l’École royale des beaux-arts, pour lequel elle a reçu la bourse Bonniers. 

 

Liselotte Wajstedt

Établie à Stockholm (Suède) et originaire de Kiruna (Suède), Liselotte Wajstedt est une artiste multimédia samie dont le travail englobe le film et la vidéo, le collage, la peinture, la photographie, la sculpture, les arts textiles et l’installation. Ses œuvres d’images en mouvement incluent plus de deux douzaines de courts et de longs métrages expérimentaux. Sous forme de documentaires hybrides, de médias expérimentaux, de vidéoclips, de danse et de films de fiction, Wajstedt mobilise de nombreux styles et techniques, parmi lesquels l’animation traditionnelle, en pâte à modeler (claymation) et en volume (stop motion) et la surimpression, qu’elle met au service de sa politique et de son esthétique personnelle.

De nombreux films de Wajstedt engagent explicitement ou implicitement des postures subjectives multiples et hybrides, notamment A Sami in the City (2007), Sami Daughter Joik (2008), A Soul in a City (2011), Kiruna Space Road (2013), The Lost One (2014), Kiruna the drift block et Bromsgatan, Kvarteret Ortdrivaren et The Girl Kiruna (2020). Wajstedt a étudié la peinture et les arts libres avant de se spécialiser dans l’art vidéo et dans l’animation et la réalisation de films expérimentaux, avec un accent mis sur la narration documentaire et la scénarisation. Depuis 2010, elle possède un baccalauréat en expression des médias convergents de l’Université de Gotland.

 


 

PROGRAMME pt. 2 – Animal Love

  • Marte Aas, What I Miss About People, and What I Don’t Miss About People, 10 min 51 s, 2017 (Norvège)
  • Ilona Huss Walin, What If I Was A Rat, 7 min 48 s, 2002 (Suède)
  • Joanna Rytel, Monkey Performance, 2 min 30 s, 2002 (Suède)
  • Frédéric Moffet, The Magic Hedge, 9 min, 2016 (Canada)
  • Lova Hamilton, The Kiss, 2 min, 1994 (Suède)
  • Rachel Echenberg, Blanket: Pigeons, 3 min, 2004 (Canada)
  • Hillside Projects, Searching for the European Roller, 16 min 36 s, 2017 (Suède)
  • Elisa Gleize, Mex and the animals, 8 min 22 s, 2020 (Suisse)

 

► Télécharger le programme de Animal Love

 

BIOGRAPHIES

Marte Aas

Marte Aas, née en 1966 en Norvège, est une photographe et réalisatrice établie à Oslo (Norvège). Elle s’intéresse principalement à l’intersection de l’histoire, de la technologie, du paysage et de la culture contemporaine des images. Son travail explore les structures et les gestes impliqués dans la formation de différents récits politiques et idéologiques. Ces sujets d’intérêt se manifestent dans son œuvre dans des récits non linéaires et stratifiés qui prennent la forme de films, de photographies et d’installations.

Ses œuvres ont souvent pour point de départ une histoire issue du monde contemporain ou historique, laquelle est abordée à travers la recherche de différents formats et médias, bien qu’ancrée dans une pratique photographique. Les aspects matériels de la photographie, sa fonction de représentation et le lien entre le signe et le signifiant sont donc des éléments que son art aborde et étudie.

Aas a fait ses études à l’École de photographie de l’Université de Göteborg et à l’Académie nationale des beaux-arts d’Oslo. Ses films et ses œuvres d’art ont été présentés dans des festivals de films et dans des centres d’exposition tels que le Film Society of Lincoln Center et l’Anthology Film Archive de New York, l’European Media Art Festival (Osnabrück), le Musée national des arts d’Oslo, le Henie Onstad Kunstsenter et le Kunstnernes Hus d’Oslo, le Kiasma d’Helsinki et le Fotografisk Center de Copenhague.

 

Ilona Huss Walin

Artiste suédoise née en 1967 et établie à Göteborg (Suède), Ilona Huss Walin a étudié à l’Académie des beaux-arts de Bergen et de Göteborg ainsi qu’à la Gerlesborgsskolan de Stockholm. Son art s’est orienté progressivement vers la vidéo conceptuelle, repensant le jeu d’acteurs et l’installation à travers des méthodes de conception novatrices. Les œuvres d’Huss Walin cherchent à ouvrir des pistes de réflexion et d’interprétation nouvelles pour permettre à l’observateur de découvrir l’inattendu. Son travail explore les possibilités de la vidéo en tant que médium agissant en tant que phénomène opérant des mouvements dans la pièce, faisant partie d’installations spatiales ou combinant des éléments de langage avec des situations scénographiées.

 

Joanna Rytel

Née en 1974, Joanna Rytel vit et travaille à Stockholm, en Suède. Elle est diplômée du Collège universitaire des arts et du design de Stockholm depuis 2004. Elle a développé une œuvre complexe centrée sur les questions sensibles de notre temps en matière de genre, de pouvoir et d’identité. Elle aborde ces questions avec une grande intégrité et n’hésite pas à mettre en jeu la sphère du personnel afin de rendre son discours accessible à un public non spécialisé. Le contenu controversé      de ses sujets ne signifie pas pour autant que Rytel les aborde dans un esprit politiquement correct. Loin de là, elle rejette ce ton et vise plutôt à priver les téléspectateurs de leur rôle passif, cherchant à amplifier leur réaction et à les inciter à prendre part au débat.

 

Frédéric Moffet

Frédéric Moffet est un artiste multidisciplinaire, un professeur, un monteur vidéo et un travailleur culturel. Il vit entre Montréal et Chicago. Son œuvre, maintes fois récompensée, explore le territoire insaisissable qui sépare l’histoire, l’expérience vécue et le fantasme. Ses bandes vidéo les plus récentes sont Hard Fat (2002), Jean Genet in Chicago (2006), Postface (2011) et, bientôt, The Faithful. Son travail a été diffusé dans divers festivals, universités et galeries à travers le monde, notamment Rotterdam Film Festival, Whitechapel Art Gallery (London), Walker Art Center (Minneapolis), Museum of Contemporary Art (Chicago), PPOW Gallery (New York), Biennial of Moving Images (Geneva), Pleasure Dome (Toronto), Other Cinema (San Francisco), Kassel Documentary Film Festival, Microwave (Hong Kong) and Taipei Golden Horse Film Festival.

 

Lova Hamilton

Née en 1968 à Stockholm, en Suède, Lova Hamilton a été formée au Collège royal des beaux-arts de Stockholm. Établie en Suède, elle travaille avec une variété de médias mixtes.

 

Rachel Echenberg

Rachel Echenberg (Montréal, Québec) est une artiste visuelle travaillant surtout en performance, en vidéo et en sculpture. Son intérêt soutenu pour les possibilités d’une empathie active a généré des œuvres qui mettent l’accent sur les rapports vulnérables, intimes et incontrôlables. Depuis 1992, le travail de Rachel Echenberg a été exposé, performé et visionné à travers le Canada de même qu’à l’international, soit en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, au Chili, aux États-Unis, en France, en Irlande du Nord, en Israël, en Italie, au Japon, au Liban, au Maroc, en Pologne, au Portugal, en République tchèque et en Suisse. Echenberg détient un baccaluréat en arts visuels du Nova Scotia College of Art and Design (NSCAD) à Halifax, Canada (1993) et une maîtrise en performance visuelle, du Dartington College of Arts en Grande-Bretagne (2004). Rachel Echenberg enseigne au Département des arts plastiques à Collège Dawson, Montréal.

 

Hillside Projects

Hillside Projects est un collectif de recherche et de création formé en 2011 par Emily Mennerdahl et Jonas Böttern et basé à Stockholm. Hillside Projects travaille de manière interdisciplinaire, en essayant toujours de déconstruire et de réexaminer les faits et les connaissances en mettant l’accent sur la dualité nature/culture. Le collectif réfléchit aux méthodes de collecte, d’organisation, de comparaison et de présentation de l’information et de la recherche. Les stratégies performatives, la narration, la collaboration et la recherche artistique sont des éléments importants de leur pratique commune. Leurs projets prennent la forme de dessins, de photographies, de performances, de conférences, d’installations et de vidéos. Hillside Projects maintient un dialogue avec des penseurs et professionnels de divers domaines. Hillside Projects est membre de galleri ID: I à Stockholm. Qui décide de ce qu’il faut dire? Et de comment il faut le dire?

 

Elisa Gleize

Elisa Gleize est une artiste originaire de suisse née en 1995. Elle est d’abord formée en tant que graphiste avant d’être diplômée en Arts Visuels de la Haute École d’Art et Design de Genève en 2019, où elle se spécialise dans la vidéo de fiction-documentaire.

Gleize termine présentement un DESS en Arts, création et technologies à l’Université de Montréal. Ses médiums sont l’écriture, l’installation, la vidéo et l’appropriation de plateformes virtuelles et de jeux vidéo. Le corps, les concepts biotechnologiques, l’identité humaine et animale et son devenir ainsi que ses représentations dans la sphère cybernétique sont ses principales thématiques. Elle sonde notamment cette idée de “zone grise“ permise par ces espaces qui invitent à activer une pensée au-delà des normes. Plus récemment, elle se penche sur les « cyber-sexualités » ou au processus visant à rendre certains groupes invisibles, équipés de leurs caméras ou de leurs ordinateurs. Gleize articule le plus souvent ses sujets à travers des récits info-fictifs qui proposent un futur teinté d’enjeux actuels, sur fond sensible et parfois sarcastique.

 

 

Filmform est une fondation suédoise dédiée à la promotion, la distribution et la préservation du film d’art suédois et de la vidéo expérimentale.

 

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image couleur, homme blong tenant la revue Nature dans ses mains

© Hillside Projects, Searching for the European Roller, 2017

dv_vd : Vidéographe x Dazibao x Filmform
Traces et territoires et Animal Love

Programmation en ligne

22 et 29 avril 2021 à 19h

Facebook live stream et YouTube

Gratuit



Dans le cadre de la série dv_vd, Vidéographe et Dazibao sont heureux de consacrer deux soirées de diffusion en ligne à Filmform, sous l’égide de Karine Boulanger (Vidéographe), Anna-Karin Larsson et Andreas Bertman (Filmform). Dans Conversation Between Collections, Vidéographe et Filmform proposent un commissariat croisé de leur collection respective, au travers de deux programmes vidéo inédits, Animal Love et Traces et territoires.

Né d’une rencontre des deux équipes à Stockholm en 2018, lors de laquelle la similarité des organismes s’est imposée, ce programme marque une première collaboration entre Filmform (Stockholm) et Vidéographe (Montréal). Fondé en 1950, Filmform distribue et conserve une riche collection de cinéma expérimental international des années 1920 à aujourd’hui. À 50 ans, Vidéographe continue d’étoffer un catalogue de distribution de plus de 2 300 titres québécois et internationaux des années 1970 à nos jours. Signe des temps sans doute, les deux programmes présentés ici regroupent des œuvres récentes tirées des deux collections autour de deux thèmes complémentaires :Animal Love, préparé par Andreas Bertman et Anna-Karin Larsson, et Traces et territoires, préparé par Karine Boulanger

 

PROGRAMME pt. 1 – Traces and Territories

  • Håkan Dahlström, The Monument, 17 min 15 s, 2014 (Suède)
  • Ulrika Sparre, Ear to the Ground (Wandering Rocks), 9 min 04 s, 2020 (Suède)
  • Macha Ovtchinnikova, Stigmates de la terre, 10 min 57 s, 2020 (France-Russie)
  • Félix Lamarche, Terres fantômes, 18 min 38 s, 2019 (Québec)
  • Sophie Vuković, Untitled Abisko, 19 min 15 s, 2020 (Suède)
  • Liselotte Wajstedt, Faces, 3 min 29 s,  2008, (Suède)

 

► Télécharger le programme de Traces and Territories

 

BIOGRAPHIES

Håkan Dahlström

Né en Suède en 1952, Håkan Dahlström a passé son enfance à Málaga (Espagne), où il a étudié à l’école d’art de Picasso pendant dix ans. Durant sa jeunesse il a beaucoup voyagé avec ses parents, l’écrivain Sture Dahlström et la peintre Anna-Stina Ehrenfeldt.

Ayant vécu pendant un an dans le désert de l’Arizona avec sa famille, il y est retourné des années plus tard, en 1974, pour tourner Mirror Movement sur pellicule 16 mm.

Depuis ses débuts, sa compréhension de la nature et du cosmos constitue un élément clé de son œuvre, où figurent ses observations botaniques et fauniques.

C’est en trouvant la caméra de son père à l’âge de 14 ans qu’il a commencé sa carrière de cinéaste, remportant en 1967 la médaille d’or au 5e Concours international des jeunes cinéastes de l’UNESCO (Paris). Les années suivantes l’ont amené en Californie, à San Francisco, où il a vécu et travaillé aux côtés d’autres artistes d’avant-garde et a participé au mouvement du cinéma underground, montrant ses œuvres notamment au Berkeley Film Archives. De retour en Suède, il a remporté plusieurs prix remis par la télévision suédoise entre 1967 et 1969. Son travail a été présenté dans des cinémathèques et des centres d’art en Scandinavie, à Paris et à Londres, en plus d’être diffusé à la télévision.

Aujourd’hui, il continue de filmer en format vidéo, utilisant divers médias ainsi que des moyens de réaliser une interaction entre le film, la photographie et le travail en trois dimensions.

 

Ulrika Sparre

Née en 1974, Ulrika Sparre vit et travaille à Stockholm (Suède). Sa pratique artistique se fonde sur plusieurs médias et formats, tels que l’installation, la sculpture, la photographie, la performance cinématographique et l’art sonore.

Récemment, Sparre a exposé à la Färgfabriken, au Musée d’art de Reykjavik, à ARTIPELAG, au Varbergs konsthall, à la Steen Projects Gallery et à la Fondation Index, en plus de réaliser plusieurs projets destinés à l’espace public. Elle a étudié au Konstfack (Collège universitaire des arts, de l’artisanat et du design) de Stockholm ainsi qu’à la Gerrit Rietveld Academie d’Amsterdam.

 

Macha Ovtchinnikova

Macha Ovtchinnikova est une réalisatrice et chercheuse française d’origine russe. Docteure en études cinématographiques, elle écrit sur le cinéma et l’art contemporain, et enseigne l’esthétique et la pratique du cinéma et de l’art vidéo à l’université. Elle a réalisé Les Variations, un long métrage de fiction sorti en salle en 2014; l’essai documentaire Défaite et victoire du corps en 2018; et      Stigmates de la terre en 2020. Elle développe actuellement son prochain film documentaire      Chroniques d’une décennie, produit par Les Docs du Nord.

 

Félix Lamarche

Diplômé de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en cinéma, Félix Lamarche s’intéresse à la fois aux formes novatrices et traditionnelles que peut prendre l’art cinématographique. Il explore présentement les possibilités de la pratique documentaire, de son influence sur notre perception du monde, du visible et de l’invisible. Il essaie par ailleurs d’élaborer un espace de création non-hiérarchique et une éthique du dialogue entre le film et le public. Il travaille présentement sur un premier long-métrage documentaire.

 

Sophie Vuković

Sophie Vuković est une artiste et une cinéaste établie à Stockholm (Suède). Sa pratique se situe au croisement du documentaire et de la fiction et s’intéresse notamment à la migration et à la construction de l’identité et de l’intimité. Ses films réfléchissent à la façon dont les structures sociales et politiques influencent et façonnent les relations et les expériences personnelles.

Son court métrage 09:55-11:05, Ingrid Ekman (2015) a remporté de nombreux prix dans des festivals de films à travers le monde. Sous forme de documentaire hybride, son premier long métrage, Shapeshifters (2017), a exploré des questions de migration et d’appartenance par-delà les notions de frontières nationales. Le film a reçu plusieurs mises en nomination et a été salué par la critique lors de sa sortie en Suède à l’automne 2017. Ses films ont été présentés dans des festivals de films, à la télévision et dans les cinémas ainsi que dans des expositions d’art, notamment au Barbican Center et au Moderna Museet de Stockholm, où elle était l’une des artistes participant à l’exposition Moderna 2018. L’installation cinématographique Mother’s Milk (2019) constitue son travail de thèse de l’École royale des beaux-arts, pour lequel elle a reçu la bourse Bonniers. 

 

Liselotte Wajstedt

Établie à Stockholm (Suède) et originaire de Kiruna (Suède), Liselotte Wajstedt est une artiste multimédia samie dont le travail englobe le film et la vidéo, le collage, la peinture, la photographie, la sculpture, les arts textiles et l’installation. Ses œuvres d’images en mouvement incluent plus de deux douzaines de courts et de longs métrages expérimentaux. Sous forme de documentaires hybrides, de médias expérimentaux, de vidéoclips, de danse et de films de fiction, Wajstedt mobilise de nombreux styles et techniques, parmi lesquels l’animation traditionnelle, en pâte à modeler (claymation) et en volume (stop motion) et la surimpression, qu’elle met au service de sa politique et de son esthétique personnelle.

De nombreux films de Wajstedt engagent explicitement ou implicitement des postures subjectives multiples et hybrides, notamment A Sami in the City (2007), Sami Daughter Joik (2008), A Soul in a City (2011), Kiruna Space Road (2013), The Lost One (2014), Kiruna the drift block et Bromsgatan, Kvarteret Ortdrivaren et The Girl Kiruna (2020). Wajstedt a étudié la peinture et les arts libres avant de se spécialiser dans l’art vidéo et dans l’animation et la réalisation de films expérimentaux, avec un accent mis sur la narration documentaire et la scénarisation. Depuis 2010, elle possède un baccalauréat en expression des médias convergents de l’Université de Gotland.

 


 

PROGRAMME pt. 2 – Animal Love

  • Marte Aas, What I Miss About People, and What I Don’t Miss About People, 10 min 51 s, 2017 (Norvège)
  • Ilona Huss Walin, What If I Was A Rat, 7 min 48 s, 2002 (Suède)
  • Joanna Rytel, Monkey Performance, 2 min 30 s, 2002 (Suède)
  • Frédéric Moffet, The Magic Hedge, 9 min, 2016 (Canada)
  • Lova Hamilton, The Kiss, 2 min, 1994 (Suède)
  • Rachel Echenberg, Blanket: Pigeons, 3 min, 2004 (Canada)
  • Hillside Projects, Searching for the European Roller, 16 min 36 s, 2017 (Suède)
  • Elisa Gleize, Mex and the animals, 8 min 22 s, 2020 (Suisse)

 

► Télécharger le programme de Animal Love

 

BIOGRAPHIES

Marte Aas

Marte Aas, née en 1966 en Norvège, est une photographe et réalisatrice établie à Oslo (Norvège). Elle s’intéresse principalement à l’intersection de l’histoire, de la technologie, du paysage et de la culture contemporaine des images. Son travail explore les structures et les gestes impliqués dans la formation de différents récits politiques et idéologiques. Ces sujets d’intérêt se manifestent dans son œuvre dans des récits non linéaires et stratifiés qui prennent la forme de films, de photographies et d’installations.

Ses œuvres ont souvent pour point de départ une histoire issue du monde contemporain ou historique, laquelle est abordée à travers la recherche de différents formats et médias, bien qu’ancrée dans une pratique photographique. Les aspects matériels de la photographie, sa fonction de représentation et le lien entre le signe et le signifiant sont donc des éléments que son art aborde et étudie.

Aas a fait ses études à l’École de photographie de l’Université de Göteborg et à l’Académie nationale des beaux-arts d’Oslo. Ses films et ses œuvres d’art ont été présentés dans des festivals de films et dans des centres d’exposition tels que le Film Society of Lincoln Center et l’Anthology Film Archive de New York, l’European Media Art Festival (Osnabrück), le Musée national des arts d’Oslo, le Henie Onstad Kunstsenter et le Kunstnernes Hus d’Oslo, le Kiasma d’Helsinki et le Fotografisk Center de Copenhague.

 

Ilona Huss Walin

Artiste suédoise née en 1967 et établie à Göteborg (Suède), Ilona Huss Walin a étudié à l’Académie des beaux-arts de Bergen et de Göteborg ainsi qu’à la Gerlesborgsskolan de Stockholm. Son art s’est orienté progressivement vers la vidéo conceptuelle, repensant le jeu d’acteurs et l’installation à travers des méthodes de conception novatrices. Les œuvres d’Huss Walin cherchent à ouvrir des pistes de réflexion et d’interprétation nouvelles pour permettre à l’observateur de découvrir l’inattendu. Son travail explore les possibilités de la vidéo en tant que médium agissant en tant que phénomène opérant des mouvements dans la pièce, faisant partie d’installations spatiales ou combinant des éléments de langage avec des situations scénographiées.

 

Joanna Rytel

Née en 1974, Joanna Rytel vit et travaille à Stockholm, en Suède. Elle est diplômée du Collège universitaire des arts et du design de Stockholm depuis 2004. Elle a développé une œuvre complexe centrée sur les questions sensibles de notre temps en matière de genre, de pouvoir et d’identité. Elle aborde ces questions avec une grande intégrité et n’hésite pas à mettre en jeu la sphère du personnel afin de rendre son discours accessible à un public non spécialisé. Le contenu controversé      de ses sujets ne signifie pas pour autant que Rytel les aborde dans un esprit politiquement correct. Loin de là, elle rejette ce ton et vise plutôt à priver les téléspectateurs de leur rôle passif, cherchant à amplifier leur réaction et à les inciter à prendre part au débat.

 

Frédéric Moffet

Frédéric Moffet est un artiste multidisciplinaire, un professeur, un monteur vidéo et un travailleur culturel. Il vit entre Montréal et Chicago. Son œuvre, maintes fois récompensée, explore le territoire insaisissable qui sépare l’histoire, l’expérience vécue et le fantasme. Ses bandes vidéo les plus récentes sont Hard Fat (2002), Jean Genet in Chicago (2006), Postface (2011) et, bientôt, The Faithful. Son travail a été diffusé dans divers festivals, universités et galeries à travers le monde, notamment Rotterdam Film Festival, Whitechapel Art Gallery (London), Walker Art Center (Minneapolis), Museum of Contemporary Art (Chicago), PPOW Gallery (New York), Biennial of Moving Images (Geneva), Pleasure Dome (Toronto), Other Cinema (San Francisco), Kassel Documentary Film Festival, Microwave (Hong Kong) and Taipei Golden Horse Film Festival.

 

Lova Hamilton

Née en 1968 à Stockholm, en Suède, Lova Hamilton a été formée au Collège royal des beaux-arts de Stockholm. Établie en Suède, elle travaille avec une variété de médias mixtes.

 

Rachel Echenberg

Rachel Echenberg (Montréal, Québec) est une artiste visuelle travaillant surtout en performance, en vidéo et en sculpture. Son intérêt soutenu pour les possibilités d’une empathie active a généré des œuvres qui mettent l’accent sur les rapports vulnérables, intimes et incontrôlables. Depuis 1992, le travail de Rachel Echenberg a été exposé, performé et visionné à travers le Canada de même qu’à l’international, soit en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, au Chili, aux États-Unis, en France, en Irlande du Nord, en Israël, en Italie, au Japon, au Liban, au Maroc, en Pologne, au Portugal, en République tchèque et en Suisse. Echenberg détient un baccaluréat en arts visuels du Nova Scotia College of Art and Design (NSCAD) à Halifax, Canada (1993) et une maîtrise en performance visuelle, du Dartington College of Arts en Grande-Bretagne (2004). Rachel Echenberg enseigne au Département des arts plastiques à Collège Dawson, Montréal.

 

Hillside Projects

Hillside Projects est un collectif de recherche et de création formé en 2011 par Emily Mennerdahl et Jonas Böttern et basé à Stockholm. Hillside Projects travaille de manière interdisciplinaire, en essayant toujours de déconstruire et de réexaminer les faits et les connaissances en mettant l’accent sur la dualité nature/culture. Le collectif réfléchit aux méthodes de collecte, d’organisation, de comparaison et de présentation de l’information et de la recherche. Les stratégies performatives, la narration, la collaboration et la recherche artistique sont des éléments importants de leur pratique commune. Leurs projets prennent la forme de dessins, de photographies, de performances, de conférences, d’installations et de vidéos. Hillside Projects maintient un dialogue avec des penseurs et professionnels de divers domaines. Hillside Projects est membre de galleri ID: I à Stockholm. Qui décide de ce qu’il faut dire? Et de comment il faut le dire?

 

Elisa Gleize

Elisa Gleize est une artiste originaire de suisse née en 1995. Elle est d’abord formée en tant que graphiste avant d’être diplômée en Arts Visuels de la Haute École d’Art et Design de Genève en 2019, où elle se spécialise dans la vidéo de fiction-documentaire.

Gleize termine présentement un DESS en Arts, création et technologies à l’Université de Montréal. Ses médiums sont l’écriture, l’installation, la vidéo et l’appropriation de plateformes virtuelles et de jeux vidéo. Le corps, les concepts biotechnologiques, l’identité humaine et animale et son devenir ainsi que ses représentations dans la sphère cybernétique sont ses principales thématiques. Elle sonde notamment cette idée de “zone grise“ permise par ces espaces qui invitent à activer une pensée au-delà des normes. Plus récemment, elle se penche sur les « cyber-sexualités » ou au processus visant à rendre certains groupes invisibles, équipés de leurs caméras ou de leurs ordinateurs. Gleize articule le plus souvent ses sujets à travers des récits info-fictifs qui proposent un futur teinté d’enjeux actuels, sur fond sensible et parfois sarcastique.

 

 

Filmform est une fondation suédoise dédiée à la promotion, la distribution et la préservation du film d’art suédois et de la vidéo expérimentale.

 

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